Témoignage de Mélissa

J’ai toujours su que je souffrais d’endométriose, connaissant déjà cette foutue maladie, car ma mère en est atteinte aussi.

Dès mes premières règles, ce n’était pas des règles, je les appelais des hémorragies. Épouvantable!

Hospitalisée deux fois pour hémorragie, dont une fois à cause de règles qui ont duré presqu’un mois. Passée à deux doigts d’avoir une transfusion de sang. Et je ne parle pas des douleurs. C’est en accouchant la première fois que j’ai su que je connaissais déjà les douleurs des contractions depuis l’âge de 14 ans, soit l’âge de mes premières règles.

J’ai la chance d’avoir 2 beaux garçons et un mari très compréhensif lorsque les douleurs refont surface.

Avant d’avoir le vrai diagnostic, j’ai dû pousser pour qu’ils aillent voir. Car vous savez que la seule manière de vraiment savoir c’est d’ouvrir.

J’ai changé de gynécologue par la suite et j’ai eu la chance de tomber sur LE meilleur à mon avis, qui savait exactement de quoi je souffrais. Il m’a carrément sauvé la vie. Après différentes alternatives, il m’a opérée. Je lui avais fait la demande car j’avais eu d’autres complications. Donc il a fait l’ablation de l’utérus et a enlevé ce qu’il pouvait de l’endométriose. Pas pu tout enlever car j’en ai sur les ovaires et, vu mon âge, c’était risqué pour la ménopause précoce. Donc j’ai beaucoup moins de douleurs vu que je n’ai plus de règles depuis.

Mes douleurs maintenant : quand j’ovule… et parfois je peux vous dire de quel côté j’ovule. Bref, on devient plus résistante aux douleurs, donc plus forte. Faut prendre la vie un jour à la fois. C’est ça vivre avec cette maladie.

Le plus dur pour moi, d’avoir bien de la misère à faire mes entraînements personnels. Tout ce qui demande de forcer du ventre. Lorsque j’ai des crises d’endométriose, je ne peux pas faire ce que je veux.

Des journées complètes à ne pas pouvoir me lever, j’ai ai connues et des journées à devoir prendre des comprimés de morphine aussi. Rare, mais c’est arrivé.

C’est mon histoire.