Mois de l’Histoire des Noirs : Pensons à nos sœurs noires et ne fermons pas les yeux!

Un texte de Marie-Josée Thibert, fondatrice d’Endométriose Québec

L’endométriose touche une à deux femmes* sur dix dans le monde. Mais elle ne nous touche pas toutes de la même manière. Idem pour les femmes touchées par d’autres maladies gynécologiques, comme le fibrome utérin ou le syndrome des ovaires polykystiques.

Dans le cadre du Mois de l’Histoire des Noirs, Endométriose Québec tient à souligner que les femmes noires sont, encore aujourd’hui, victimes de discriminations raciales dans le milieu médical.

Bien que chaque personne devrait recevoir des soins de qualité, peu importe la couleur de sa peau, sa religion, sa culture ou son origine ethnique. Et que chaque femme devrait se sentir en sécurité et respectée lorsqu’elle consulte pour des questions gynécologiques. Ce n’est pas le cas, et particulièrement pour les femmes noires. Celles-ci font face à des préjugés racistes et sexistes, à des retards de diagnostic, et parfois même, à des décès, entre autres lors de grossesses ou d’accouchement. Toutes les femmes peuvent faire face à ces situations vous me direz. Certes. Mais c’est davantage le cas pour elles.

Prenons conscience de cela. Informons-nous au sujet de l’histoire des noir.e.s. et également l’histoire de la gynécologie. Ce que nous découvrirons fait mal je vous le dis! L’histoire de la gynécologie et de l’obstétrique se sont développées à travers des expériences sur des femmes esclaves noires non consentantes. Ouvrons la conversation avec les femmes de notre entourage. Abordons la question du racisme dans nos milieux de travail et nos milieux de vie. Dénonçons. Ne fermons pas les yeux. Mobilisons-nous afin de lutter contre ces discriminations inacceptables!

Ressources

  • Ariane K Métellus est présidente du Regroupement Naissances-Respectées, consultante en santé des femmes noires au Québec et accompagnante à la naissance. 
  • Gynéco Positive a construit une liste par région de professionnel.le.s (médecins de famille, gynécologues, etc.) qui ont une pratique positive, féministe et anti-oppressive de la gynécologie créée par et pour les usag/ères/ers.
  • Vivre 100 Fibromes est un organisme ayant pour mission d’améliorer la prise en charge des femmes atteintes de fibromes utérins au Canada. Le fibrome utérin touche une femme sur cinq et une femme noire sur trois en âge de procréer. En tant qu’association qui se préoccupe du bien-être de l’ensemble de ses membres, Vivre 100 Fibromes s’interroge notamment sur la mesure dans laquelle de nombreuses lacunes dans le soin apporté aux femmes affectées par le fibrome utérin peut affecter davantage les communautés de femmes noires.

*Lire femme et fille en âge de procréer. Et bien qu’on affirme souvent que l’endométriose, le fibrome utérin ou le SOPK sont des maladies « typiquement féminine », elles peuvent concerner des hommes trans, des personnes intersexes, agenres ou à l’identité de genre non binaire.