Douleur chronique? Apprenez à la gérer en lisant ce qui suit!

Un article de Sarah Carbonneau, thérapeute en ostéopathie

Depuis des mois, ou même, des années, vous souffrez d’une douleur lancinante, sourde, aiguë, électrique… ou un synonyme de ces descriptifs? Pire, tout votre corps s’emballe? Puisque vous êtes sur ce blogue portant sur l’endométriose, vous devez probablement conjuguer fréquemment avec la douleur dans votre vie.

Une douleur chronique se définit comme suit : Une douleur persistante, ou intermittente, ressentie par une personne sur une durée de plus de trois mois. Elle est une réponse physique et émotionnelle à un trouble déclencheur. Au départ, la douleur aiguë ou initiale est un signal d’alarme utile pour protéger notre corps, mais lorsque celle-ci s’installe dans le temps, le signal d’alarme n’est plus efficace. S’ensuit un cercle vicieux qui provoque des alarmes (parfois inutiles) et perturbe tout le corps. La douleur est personnelle. Chacun la vit selon son expérience de vie et sa façon d’interpréter les signaux de son corps. Saviez-vous qu’avec une prise en charge adéquate, vous pouviez diminuer cette douleur? Voici quelques suggestions qui pourraient vous aider.

Faire un journal de sa douleur : Un journal ou un calendrier sera très utile pour noter la fréquence et les moments de la journée où la douleur est présente, évaluer son intensité, ce qui la module et où elle se situe dans votre corps. Après quelques semaines, il sera possible de remarquer des corrélations pour ensuite être en mesure de modifier certaines habitudes de vie qui alimentent le problème.

Consulter son/sa gynécologue : Le médecin est certes un allié. Le journal sera alors un outil précieux pour décrire les douleurs et la façon dont les épisodes surviennent. Le médecin évaluera la situation et prescrira au besoin des analyses, des tests d’imagerie, des médicaments, une intervention, etc.

Prendre un maximum d’information : Lorsqu’une personne est plongée dans le mystère, beaucoup de peur et d’inquiétude peuvent envenimer son état d’esprit et avoir un impact sur son corps. S’informer sur l’affection sous-jacente à cette douleur, mieux la connaître, aide à rationaliser nos émotions face à celle-ci. Vous êtes au bon endroit, parmi d’autres, pour trouver des informations.

Entreprendre une approche multidisciplinaire : C’est ici que plusieurs options à combiner se présentent. Puisque c’est mon métier, je ne peux passer sous silence l’ostéopathie, qui pourra être d’un grand secours. Les manipulations douces aident à mobiliser les parties du corps qui en ont besoin, en plus de permettre de diminuer le niveau d’anxiété ressenti. Parmi les autres thérapies manuelles à considérer, il y a aussi la physiothérapie, l’acupuncture et la massothérapie.

Il est également souhaitable d’intégrer dans le quotidien une pratique permettant de reprendre le contrôle de sa pensée et de son corps. Que l’on considère la méditation, la marche, le Pilates, le tai-chi, le qi gong ou toute autre démarche pertinente, l’important reste de choisir un exercice qui fait du bien! Cette liste n’est pas exhaustive. Tout ce qui peut baisser le niveau de stress de façon générale et permettre de rester actif est bon!

Telle que décrite précédemment, la douleur chronique est hautement anxiogène. Les différents symptômes de l’endométriose influent sur tous les plans de la vie, de façon légère, modérée ou sévère. Peut-être des objectifs devront-ils être révisés : le désir d’enfanter, la carrière, l’intimité dans le couple, les relations amicales ou familiales. Consulter un psychologue ou psychothérapeute sera fort utile pour vous aider dans ce cheminement.

Il faut envisager plusieurs approches qui vous conviendront. À force d’essais, d’erreurs et de succès, le plus important est que vous persévériez et trouviez ce qui fonctionne pour vous. Chaque personne est unique; l’approche à préconiser doit être envisagée en considérant toutes ses facettes, ses particularités.

Vous êtes la première personne concernée, ne l’oubliez pas!

Sarah